05.11.2016

La Belgique grimpe dans le “Global Open Data Index” top 10 en vue pour 2016

Selon le “Global Open Data Index”, la Belgique se classe cette année à la 35e place sur 122 pays. Parmi toutes les données prises en compte, 43% sont ouvertes. C’est une première belle avancée au niveau fédéral, quand on sait que l’an passé la Belgique terminait à la 53e place.

Le “Global Open Data Index” est un outil de mesure développé par Open Knowledge. Chaque année un classement annuel des pays est établi sur la base des treize principaux datasets nationaux. À la première place cette année, on retrouve étonnamment Taiwan, qui occupait encore la 11e place en 2014 et qui détrône le Royaume-Uni, numéro un pendant trois années successives.

La Belgique se classe pour la première fois dans le top 50. Cette remontée est due à l’ouverture des statistiques nationales de Statbel, à la mise à disposition des résultats électoraux par l’Intérieur et à la visionneuse de cartes de l’IGN. Même si ces deux derniers éléments n’ont pas encore été officiellement déclarés ouverts, ils sont toutefois disponibles en ligne gratuitement, ce qui a légèrement fait monter le score belge de 39% à 43%.

“Cette année, trois nouveaux datasets ont été ajoutés au comparatif, ce qui nous a partiellement aidé. Cela a pénalisé bon de nombreux pays, mais pas la Belgique qui peut déjà présenter toute une panoplie de données”, a indiqué Pieter-Jan Pauwels, community coordinator chez Open Knowledge Belgium.

Bond en avant

Le réel bond en avant ne pourra avoir lieu qu’en 2016 puisque la stratégie fédérale open data a seulement été approuvée le 24 juillet 2015 par le Conseil des ministres fédéral.

Cette politique de données ouvertes s’inscrit dans la philosophie du “Open by default” (ouvertes par défaut), qui veut que les données d’entreprises publiques comme la SNCB et Proximus soient placées sous licence ouverte. La stratégie doit être entièrement déployée d’ici 2020, mais il se peut que les données déjà disponibles soient ouvertes beaucoup plus rapidement.

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Agenda numérique, Alexander De Croo, s’est montré satisfait de cette progression. “La Belgique grimpe de 18 places dans le Global Open Data Index. Petit à petit, les changements que nous sommes en train d’opérer dans notre pays font leur chemin au niveau international. Notre ambition est d’encore progresser l’an prochain. Avec la nouvelle stratégie fédérale open data, nous y arriverons. En donnant accès à plus de données publiques, on aide les citoyens et les entreprises à développer des applications créatives. Nous stimulons ainsi l’innovation et nous renforçons l’écosystème numérique dans notre pays”, a-t-il précisé.

Nouveaux datasets

”Ces derniers mois, plusieurs datasets venant des services publics fédéraux se sont ajoutés. Il s’agit d’une évolution tout à fait favorable qui se traduit aussi par un meilleur classement. La stratégie fédérale open data vise à ancrer cette philosophie et cette ouverture de façon structurelle dans les pouvoirs publics. Je félicite d’ores et déjà ceux qui ont ouvert leurs données récemment et j’encourage les autres à leur emboîter le pas. Ils pourront compter sur le soutien de la taskforce fédérale open data et de l’ensemble du gouvernement”, a indiqué le Secrétaire d’État à la Simplification administrative, Theo Francken.

Consultez ici le Global Open Data Index. 

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