05.11.2016

La coopération entre la SNCB et Google doit être un premier pas vers une vraie stratégie Open data

La SNCB et Google ont annoncé que les données statiques de la société de chemins de fer seront accessibles via Google Maps. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Agenda numérique et des Télécoms Alexander De Croo se réjouit que la SNCB franchisse une nouvelle étape dans l’ouverture de ses données et espère aussi que d’autre acteurs auront accès aux données de la SNCB.

Le ministre de l’Agenda et des Télécoms Alexander De Croo a indiqué : “L’accord passé entre Google et la SNCB est une étape importante. Les gens pourront consulter les données statiques de la société de chemins de fer via les applications de Google. Il importe dans les prochains mois de jouer pleinement la carte de l’Open data et d’aussi donner à d’autres développeurs l’accès en temps réel aux données de la société de chemins de fer. L’ouverture des données de la SNCB va favoriser le développement d’applications innovantes et faciliter la vie des navetteurs."

Obligation légale dans les prochains mois
Fin juillet dernier, le gouvernement fédéral a approuvé une stratégie fédérale ambitieuse en matière d’Open data. Il a également avalisé un projet de loi concernant la réutilisation des informations du secteur public. En vertu de la nouvelle loi, les donnes collectées par les pouvoirs publics dans le cadre de leurs missions devront être librement disponibles et réutilisables. Des exceptions sont prévues par exemple pour des raisons liées au respect de la vie privée ou à la sécurité. Les entreprises publiques seront également soumises à cette nouvelle réglementation dans le cadre de leurs missions de service public. "L’obligation légale de partager ces données va de toute façon être instaurée. Je suis satisfait que la SNCB fasse déjà un premier pas en ce sens”, a indiqué le ministre De Croo.

Au travers de sa stratégie d’Open data, le fédéral inverse la logique qui prévaut actuellement et dans laquelle l’ouverture est plutôt l’exception. Le projet de loi sera entériné dans les mois à venir, après l’avis du Conseil d’État et de la Commission de la protection de la vie privée. La nouvelle réglementation transposera aussi la directive européenne PSI (2013) qui régit l’utilisation des données et informations du secteur public à caractère non personnel ( ‘Public Sector Information’ ou PSI).

La fédération de l’industrie technologique Agoria a estimé le bénéfice net potentiel lié à l’ouverture des données du secteur public à 900 millions d’euros pour la Belgique. Selon la Commission européenne, les avantages liés à cette ouverture atteindrait, pour l’ensemble de l’économie européenne, 40 milliards d’euro par an.

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